livre d'or

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Outre-Cosmos.

 

Confortablement installé,

Calé dans des oreillers de duvet séraphin,

 Sur ma litière nuage,

 Je contemple ce monde qui fut mien.

Je voudrais allonger le bras,

Toucher ces fourmis affairées

Mais n’y parviens.

Désormais, rien n’est comme avant.

Ni maladie, Ni chagrin,

Plus de douleurs, fatigue ou tristesse

Les ombres sont lumières,

Je vois avec les doigts

J’entends avec les yeux

Mes oreilles goutent le nectar des ruches,

Les odeurs chatouillent mon palais.

Mes sens ont migré.

Plus de haut, ni de bas

Pas de droite, ni de gauche,

Je nage en apesanteur

Dans cet espace sidéral.

Je suis en pleine relativité.

Comme c’est étrange,

 Je traverse des anges,

Je caresse une étoile sans la palper

La chair est cendre, l’âme est la flamme,

Me souffle l’ami Victor (1)

Qu’est devenu mon corps ?

Ma peau ?

Plus d’ongles pour griffer ou m’agripper

Ma chair ? Le grand ordonnateur la recycle

En pâtée pour sa vermine,

Des usines miniatures de transformation,

 Récupérations : de cellules, particules, Molécules,

Atomes, Nucléons, Quarks

Et plus encore que vous ignorez à ce jour.

Il ne gaspille rien Lui !

Ainsi, un peu de moi ira dans la composition

D’êtres nouveaux que peut-être vous côtoierez.

Ou encore, pièces détachées pour vous soulager.

Je suis devenue forme éthérée,

Libre

Aimé,

Tout est Lumière,

Sérénité,

Beauté,

Les teintes sont douces,

Pures

Parfumées

Alors, les sens seraient-ils

Le lien entre le corps et l’âme ?

En t’attendant,

J’ensemencerai les sillons des ténèbres,

 De nos illusions et nos rêves

Y enfouirai l’engrais de nos doutes

Et quand tu arriveras, nous moissonnerons

Des épis gorgés de ta tendresse

Pour en faire des gerbes d’Amour,

Que je t’offrirai.

 

Souri7 27 Novembre 2010                            

 

                     (1) Victor Hugo.                   .