Rêverie.

 

Mes yeux embués ternissent sans pitié,

Les douces couleurs Périgord qui m'extasiaient.

Alors je les ferme et me prends à rêver.

Dans une douce torpeur je plane.

 

Tels les cerfs-volants d'un festival,

Les mots en vrac flottent dans ma tête.

S'unissant fugaces dans ce ballet aérien

Pour se séparer dans la foule.

Quand viendras-tu les accoupler,

Les juxtaposer avec art,

Toi qui nous as ébloui de tes ôdes ?

Une fois encore la pendule vient de marquer

Onze heures onze, notre chiffre

Ces quatre bâtons alignés

Comme deux routes parallèles

Qui jamais ne se couperaient.

 

Te souviens-tu mon aimé, les promenades sur la grève,

Où l'Océan apaisé de sa colère,

Venait en vagues douces

Lécher tes pieds meurtris?

Maintenant, J'erre dans une forêt calcinée

Où plus rien ne vibre.

Nul oiseau, pas un parfum de fleur

Qu'un long silence sans vie, sans âme.

Même le téléphone s'est endormi.

Cette fois tu ne reviendras plus.

Alors reste accroché inerte à la patère,

Ton peignoir de bains.

Le même qui tiédi d'amour

S'imbibait de la passion que ta peau exultait

Emprisonnant les parfums Cologne ancienne

Dont je couvrais ton corps.

Me reviennent les "Je pars"

M’annonçant ton arrivée incessante,

Ils résonnent encore à mon oreille.

Que je la hais ton amante à la faux.

Cette fois elle ne t'a pas laissé le temps de le dire.

Ni de confier tes secrets.

Tant de questions,

Tant d’actes et de mots incompris,

Et pourtant!

Je lui pardonne

Car je sais qu'un jour,

C'est moi qu'elle viendra chercher

Elle me prendra par le bras

Et me conduira à cet autel

Où tu m'attends déjà.

 

 

Souri7 15 Novembre 2010           .

 

 

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