livre d'or

Vous pouvez laisser vos commentaires ici.

 

Sans complaisance

 

 

Trépanez-moi,

Otez-moi cet aimant

Qui paralyse mes sentiments.

 

Tu jouais les « jolis cœurs »

Sur le brouillard de la toile,

Butinant de la frêle ado

A la vieille dame indigne,

Courtisant avatars asexués,

 De la femme mariée

A la vierge effarouchée

Non, rien ne t’arrêtait

Dans ta frénésie de découvertes,

Pinçant la corde du cœur-luth de Brigandine

Ou le pointe du sein de l’elfette effrontée.

Tu les as toutes effeuillées, effleurées

Eblouies,

Perturbées.

 

Puis un jour vint mon tour.

Mon tourment aussi.

 

Les nombres sont atrabilaires avais-tu dit

Et un sinistre octobre

Six et neuf firent quinze.

Ce fût le grand jour pour toi.

Et comme tu l’avais choisi

Ce fût aussi un vendredi.

Une dernière pirouette comme tu en avais le secret.

Tu ne parus plus à l’affiche de nos hits.

 

Il n’y en eut qu’un comme toi dans ma vie.

La plaie béante est trop nécrosée

Pour  pouvoir se fermer.

Tout comme toi, moi aussi  je le sais.

 

Adieu pour aujourd’hui

Et qui sait … dans la foule céleste

Un jour nous nous retrouverons.

 

Cousette, le 26 Octobre 2010

 

Tubes chez Guismo

Musique: La Mer - Lesley Garrett

 

 

 

Compteur gratuit