Je vois ton effluve opiacé
Et ce gout de mangue trop mûre
J'entends ton souffle à mon oreille...



Ta tirelire souvenir se brise,
Le léthal venin de la pompe
Vient de gagner son ultime et déloyal combat.
Après cent-huit jours suppliciés,
Dans le grand sas du trépas,
Ton âme à franchi
La porte blindée de l'éternité,
Celle qui ne s'ouvre qu'une fois.

Alors dans l'intimité de la fosse froide et sombre
Commence un lent ballet
Et se déroule l'infecte streep-tease.
Tes os impudiques se dénudent de la chair.
Chair douleur,
nauséabonde et cruelle,
Chair putréfiée,
La même qui fût chair plaisir,
Chère libido de ton ego.
Ton squelette, comme les anges
Est devenu asexué.

Privée des sens
Devenu divine essence
De l'alchimiste quintessence
La vie a-t-elle un sens?
Alors, de là, haut ou bas,
Dis c'est comment?
Sans ce corps épreuve, boulet,
Te déplaces-tu comme la lumière?
Viens-tu nous regarder,
Vois-tu ces fleurs,
Ces bougies,
Ces larmes?
Mais aussi l'ingrate attitude,
L'oubli,
La pantomime
De ceux qui ont si bien fait semblant.

Je sais... tu pardonnes encore.


.... Je sens ta main, sur ma main
Qui guide ma plume.
Est-ce toi qui dictes ces mots?


Te souviens-tu
Nous partagions Villon et Rimbaud.


 

Cousette
le 4 novembre 2010/


 

   

   

livre d'or

 

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